🧬 Un gène naturel, présent chez plusieurs races

La queue courte chez le chat – qu’on retrouve par exemple chez le Highland Lynx, le Lynx domestique, le Manx, le Bobtail, etc. – est due à une mutation génétique naturelle qui influence simplement la longueur des vertèbres caudales.

 

Chez le Highland Lynx, ce gène entraîne :

une queue courte ou partiellement courte,

sans douleur,

sans malformation,

et sans impact négatif sur la colonne vertébrale lorsque le chat provient d’un élevage respectant les bonnes pratiques.

 

Contrairement à certaines croyances, une queue courte n’empêche absolument pas le chat de :

courir très vite,

sauter en hauteur,

garder son équilibre,

se réceptionner correctement,

grimper,

jouer comme n’importe quel autre chat.

Pourquoi ?

Parce que les chats n’utilisent pas uniquement leur queue pour l’équilibre :

ils mobilisent aussi leurs muscles du dos, leurs pattes, et surtout leurs vibrisses (moustaches) pour analyser l’espace autour d’eux. La queue courte ne change donc rien à leurs capacités athlétiques.

 

Dans la nature, des félins comme le lynx boréal, le lynx roux ou le caracal ont naturellement une queue très courte.

Pourtant, ils sont parmi les meilleurs :

sauteurs (capables de bondir à plus de 2 mètres de haut),

chasseurs rapides,

prédateurs agiles.

Si un lynx sauvage peut vivre parfaitement avec une queue courte, alors un chat domestique qui porte le même type de gène le peut tout autant.

 

La queue courte chez le Highland Lynx est :

naturelle,

sans douleur,

sans impact sur l’équilibre ou la mobilité,

totalement compatible avec une vie normale et très active.

Ces chats restent aussi vifs, agiles, joueurs et athlétiques que tous les autres félins.

 

Chez le highland lynx et le meercat on distingue plusieurs types de queues. Les termes rumpy, rumpy-riser et stumpy décrivent des longueurs différentes de moignon caudal.

 

Voici leurs différences clairement expliquées :

 

1) Rumpy

Aucune queue visible : pas de vertèbre caudale palpable.

Le chat a simplement une petite dépression à l’endroit où devrait commencer la queue.

C’est la forme la plus courte possible.

Typique du Manx « sans queue ».

En bref : 0 vertèbres → aucune saillie.

2) Rumpy-riser

1 à 2 vertèbres caudales, mais si petites qu'on ne voit pas une vraie queue.

Quand le chat est excité ou caressé près de la base du dos, ce petit moignon se redresse légèrement → d’où le terme riser.

Visuellement presque rumpy, mais on sent un tout petit bout rigide.

En bref : 1–2 vertèbres → minuscule moignon qui peut se lever.

3) Stumpy

Queue courte visible, souvent raide, constituée de plusieurs petites vertèbres caudales (3 à 8 en général).

Elle peut être droite, tordue ou en crochet.

C’est une queue trop courte pour être normale, mais bien plus longue qu’un rumpy ou rumpy-riser.

En bref : 3+ vertèbres → queue courte mais existante et visible.

 

 

Terme Longueur de queue Présence de vertèbres Apparence

 

Rumpy 0 0 vertèbres Aucune queue

Rumpy-riser Très très courte 1–2 vertèbres Petit moignon qui peut se redresser

Stumpy Courte 3 à plusieurs vertèbres Petite queue visible